lundi 4 mars 2013

SITE LEGRE MANTE : OU EN EST-ON ?


SITE LEGRE MANTE : OU EN EST-ON ?
Par la Commission Legré manteCSF Grotte Rolland 6 Bd de la Verrerie 13008 Marseille

Le  dossier Legré Mante vient d’être mis en lumière par la commission d’enquête du PLU.Avec l’ancienne Usine Giraudon et le site de la NertheLegré Mante est qualifié de site emblématique de Marseille. Située à l’entrée du Parc des Calanques,dans un secteur soumis à la règlementation de la loi Littoral, l’ancienne usine d’acide tartrique aiguise tous les appétits….
Après la violence des licenciements des ouvriers en 2009, l’usine semble endormie et inoffensive alors que sous les bâtiments les restes de l’ancienne usine Hillarion –Roux, construite en 1784 sont toujours présents.Scories anciennes de la fonderie et déchets accumulés sur plusieurs mètres de profondeur  sont pollués par les métaux lourds : Plomb, Cadmium, Antimoine, Mercure,Arsenic.
Difficile d’évacuer le problème d’un coup de baguette magique et de transformer l’usage des terrains industriels pollués, en usage d’habitations collectives et individuelles sans restriction (possibilité de jardins privatif et de potager)
Et pourtant c’est ce qui s’est produit, dans l’incompréhension la plus totale de la population environnante, bien au fait des questions de pollution depuis les mesures de préventions prises en 2005 sur l’Escalette et Saména….


COMMENT EN EST ON ARRIVE LA ?

LES PERMIS DE CONSTRUIRE  - Novembre  2011-
Les permis sont délivrés par la Mairie pour 300 logements, pour la construction de 6 immeubles collectifs sur la parcelle située en front de mer et 34 villas à proximité immédiate de l’espace boisé et du canal de Marseille .Le projet autorise la réalisations de parkings souterrains (2 niveaux  de sous- sol), ce qui implique des excavations très importantes des terres polluées.
A l’initiative du CIQ de la MADRAGUE, le dossier de recours pour annulation des permis est entre les mains de la justice qui rendra sa décision avant l’été, mais l’on peut pointer les principales questions :
   -    L’absence d’étude d’impact du projet  - dont conséquences sur la sécurité et la santé
    - Absence d’étude d’incidence environnementale compte tenu de la proximité du Parc des Calanques (double site NATURA 2000 terrestre et maritime)
       -Non-respectde la loilittoral.

L’AUTORISATION PREFECTORALE  - février 2012-

La règlementation sur les ICPE  (Installation Classée pour la Protection de l’Environnement) est elle-même mise à mal :
-          Absence d’étude d’impact
-           Absence du dossier de mise en sécurité des anciennes cheminées rampantes ainsi que le dossier de mise en œuvre d’une servitude d’utilité publique.
-           
La seule étude de dépollution est celle produite par le promoteur.

Elle a été conditionnée par l’unique objectif d’obtenir une constructibilité maximale, en écartant toutes les autres options possibles dont l’examen aurait permis de limiter les nuisances et d’étendre la pollution à tout le voisinage.

Alors que les précédentes études réalisées en 2004-2005 sur l’Escalette  incitaient à la plus grande prudence, le Préfet  aurait dû réaliser une  tierce expertise indépendante.
Il suffit de rappeler que sur l’Escalette et Samena les études ont porté sur des terrains où les dépôts pollués anciens  se trouvaient « en l’état », sans dégradation supplémentaire, qu’entrainerait un chantier, exposant les particules de métaux lourd aux vents. Pourautant, des mesures de prévention  et aussi de surveillance sanitaires avaient été prises par arrêté préfectoral du 13 juillet 2005.
Et comment expliquer qu’aujourd’hui, 7 ans après cet arrêté protecteur, la Préfecture signe une autorisation alors que 100 000 mètres cubes de terres polluées vont être excavées, déplacées et criblées  entrainant un envol incontrôlé des poussières, et ceci sans surveillance sanitaire des populations !
Il existe de nombreux organismes indépendants, spécialisés dans le domaine des sols pollués et la santé tels que le BRGM, l’INERIS, l’ADEME, l’INVS qui auraient pu être utilement consultés sur ce dossier et évaluer de manière réellement indépendante les conséquences du projet sur la santé des populations riveraines particulièrement exposées au pied du massif de Marseilleveyre

POURQUOI PARLER DE RISQUES DE SANTE  ET DE SECURITE PUBLIQUE ?
Il existe 2 types de risques :
A court terme et dès le démarrage du chantier :
Le seul transport de terres polluées vers les décharges s’effectueraient par gros porteurs de 40 tonnes à raison de 3 à 4 rotations par jours pendant 10 mois…., sans parler des engins de chantier….
Compte tenu de l’unique desserte du quartier, et du gabarit de la route, le croisement avec les bus RTM ou d’autres camions serait impossible, et entrainerait un risque d’accidents de circulation ou de personnes et des interruptions permanentes dutrafic.
Il faudrait ajouter le balayage permanent des chaussées salies par les boues polluées.
Conséquence de la fragilité de la chaussée, elle-même constituée de remblais industriels,les réseaux publics d’alimentation en eau,  de gaz, d’assainissement, d’électricité, de téléphonie auraient à subir des phénomènes d’écrasement et de ruptures, sous le poids des transports.
L’isolement des villages (Callelongue, Les Goudes ,Samena, la Madrague ) est déjà une préoccupationen matière de sécurité et de santé (risques incendie, évacuation de blessés…)
A moyen terme, les risques d’inhalation de poussières polluées aux métaux lourds pendant une période de plusieurs mois, à proximité lieux habités, d’écoles, installations sportives doivent être évalués par des spécialistes.
Mais ouvrir la boite de pandore sans contrôle sanitaire n’est pas acceptable.

QUI EST CONCERNE ?

Dans un rayon proche, ce sont 8000 à 10000 personnes qui pourraient être directement concernées par un problème de santé à court ou moyen terme, particulièrement les enfants plus réceptifs aux expositions.
Au-delà ce seront tous les visiteurs du littoral sud de Marseille, car nous restons un poumon et un secteur apprécié qui appartient à tous les marseillais.
Il faudra effectivement que des choix soient faits entre un promoteur et les habitants, aussi nous restons persuadés que le bon sens et la raison l’emporteront.
Nous savons que les autorités ont à leur disposition des moyens et services compétents pour que des études sérieuses soient enfin réalisées.

Commission Legré manteCSF Grotte Rolland 6 Bd de la Verrerie 13008 Marseille

mercredi 20 février 2013

PLU : article de Julien Vinzent, le 19 février 2013 Marsactu

PLU : la commission d'enquête tique sur Giraudon, Legré Mante et la Nerthe

La commission a rendu son rapport sur le plan local d'urbanisme, qui tient compte de plus de 2000 observations formulées pendant l'enquête publique. Parmi les points saillants, l'insuffisance des mesures pour mieux répartir les logements sociaux est critiquée, ainsi que certains projets comme l'hôtel des Catalans et Legré Mante.
Le zonage du PLU dans le 7e arrondissement. Le zonage du PLU dans le 7e arrondissement.
MPM
 
En 7 semaines, plus de 3 000 personnes ont participé à l'enquête publique sur le projet de plan local d'urbanisme (PLU). Ce pavé dessine et oriente le développement de Marseille pour les prochaines années en quadrillant le territoire en zones où il définit les activités autorisées ou interdites, les hauteurs de construction, parfois même jusqu'aux essences d'arbres à planter... Après la clôture le 17 décembre, les cinq commissaires enquêteurs se sont laissés un mois et demi pour traiter les 2 140 observations écrites. Ils ont finalement rendu la semaine dernière un épais rapport, disponible sur le site de la communauté urbaine de Marseille, responsable du projet. Verdict : "avis favorable assorti de réserves".
La première est de taille : "Pallier l’absence de mesure contraignante permettant de garantir la réalisation des objectifs en matière de mixité sociale." Marseille Provence métropole - et la mairie de Marseille qui a été la vraie cheville ouvrière du document - se voit donc invitée à revoir sa copie en matière de logement social. Ce rappel fait suite à de nombreuses remarques d'associations (comme Un centre ville pour tous) mais aussi de collectivités (conseil général, conseil régional). Jusqu'au préfet, dans un avis très sec :
Le PLU n’apporte pas de véritables démonstrations de sa capacité à atteindre les objectifs de production de 5000 logements par an [fixé dans le programme local de l'habitat 2012-2016], au regard du potentiel foncier mobilisable. Les outils réglementaires permettant de garantir les objectifs de logements sociaux ne sont pas exploités. L’impératif de rééquilibrage territorial de l’offre n’est pas traité.
Si la ville respecte globalement à peu près l'objectif légal de 20% de logements sociaux, on sait que leur répartition entre arrondissements est très inégale : cinq en totalisent moins de 10%, deux plus de 40%. Le texte ne donne pas d'exemple d'"outil réglementaire pas exploité" à Marseille pour rectifier le tir, mais on pense notamment à la possibilité de délimiter des zones où tout projet immobilier doit comprendre une certaine part de logements sociaux.
A part des remarques générales demandant plus de lisibilité des mesures en faveur des transports et de l'économie, le gros du travail de la commission d'enquête a été de passer au crible les critiques sur un lieu en particulier, parfois en se rendant sur place. Au fur et à mesure du long tableau de 200 pages qui liste soigneusement ses réponses à chaque observation, on navigue ainsi sur le territoire de Marseille, découpé pour les besoins du PLU en 140 "planches". Certains dossiers emblématiques (Giraudon, Legré Mante, La Nerthe) ont fait l'objet d'une mobilisation importante à l'occasion de l'enquête.

Hôtel des Catalans : pas plus de 7,5 m

La deuxième réserve est d'ailleurs consacrée au projet d'hôtel aux Catalans sur le site de l'ancienne usine de sucre voisine du Cercle des Nageurs. Emboîtant le pas de la commission officielle compétente pour tout ce qui touche au littoral et au paysages, elle demande de revoir à 7,5 mètres la hauteur maximale des constructions autorisées. Nul doute que la réaction de MPM sera scrutée avec attention. Lorsque le dossier était passé en conseil municipal son président Eugène Caselli avait laissé les mains libres au maire de Marseille.
Même sanction inspirée par la même source pour la troisième réserve, qui concerne le projet Cap Marin (plus de 300 logements à la place de l'ancienne usine Legré Mante) : la commission demande de limiter "les hauteurs à l’existant sur la parcelle du front de mer". Inutile de dire que ce dossier fait coup double avec la première réserve sur le logement social, s'agissant du 8e arrondissement...
On passe sur la quatrième réserve, très technique, pour dire quelques mots sur la dernière : il s'agit de redessiner plus finement le zonage des planches de Sormiou et du Frioul, histoire d'éviter d'oublier qu'on est sur le territoire du parc national des Calanques. On n'est jamais trop prudent... Le Nord n'est pas oublié, avec le cas du massif de la Nerthe qualifié d'"extrêmement sensible, compte tenu de deux enjeux majeurs qui doivent être conciliés : environnementaux d’une part, économiques d’autre part". En cause : le projet d'un site de stockage de conteneurs sur d'anciennes carrières et de nouvelles infrastructures routières. Suivant là encore les services de l'Etat, les cinq commissaires conseillent d'y réfléchir à deux fois :
La commission recommande un examen par les parties concernées de toutes les solutions possibles, accompagné d’études d’impact environnemental, sans pour autant remettre en cause les dispositions prévues au présent projet de PLU.
Mais au-delà de ces points chauds, le rapport distille une foule de recommandations : ici protéger davantage de l'urbanisation l'une des rares zones agricoles restantes à Marseille (Bessons-Giraudy dans le 15e), là limiter les constructions et ménager des espaces de verdure autour de feu la bastide La Denise (11e), pas très loin dans le 12e veiller à ce que des regroupements de parcelles ne détournent pas les objectifs du plan...

Le 7e et le 12e "vus du ciel"

La commission sait parfois aussi - et même très souvent - dire non. Y compris par exemple à l'AP-HM - qui souhaitait bandrizarrement voir supprimer les protections d'espaces boisés sur la Corniche où elle possède des propriétés - ou à des exploitants de carrière plaidant pour ménager une extension de leur site protégé par la loi littoral. Ça ne coûte rien d'essayer...
Enfin, dernier effet de l'enquête publique, les curieux pourront profiter d'informations enrichies et plus claires concernant le projet. Un système de carte interactive a ainsi été mis en place pour repérer très simplement à quelle planche correspond une adresse. La liste du patrimoine protégé (cités ouvrières, cabanons, bastides etc.) a été détaillée, un tableau récapitulatif pour se repérer dans le dédale des zones est joint en annexe du rapport de la commission, où l'on retrouve également des zooms sur le littoral et des cartes "vues du ciel" du 7e et du 12e, où de nombreux enjeux ont été relevés. La version finale devra être votée avant le 30 juin 2013, date butoir fixée par la loi.

Par Julien Vinzent, le 19 février 2013 Marsactu

jeudi 10 janvier 2013

LE PERE NOEL A LA MADRAGUE DE MONTREDON






Un beau Noël 2012 offert par le CIQ
Aux petits et grands du quartier



Ils étaient impatients tous ces enfants mercredi 19 décembre dernier ! mais bien sûr !
Ils avaient un rdv à ne pas manquer et avec qui ? 

Le Papa Noël!

C’est désormais une coutume à la Madrague de Montredon, d’ailleurs il connaît le chemin et s’annonce avec sa cloche.


Dans  la joie, la bonne humeur, nous en avons eu des petits visages ravis et attentifs qui écoutaient notre amie la conteuse avec son bel accent, ses devinettes et charades, ses fées…

L’arrivée du Père Noël a été saluée par des cris de joie la fête était belle .
Les cadeaux et le goûter ont eu un franc succès pour le plaisir de tous.

Alors nous vous disons bonne année 2013

Et à l’année prochaine