Par la Commission
Legré manteCSF Grotte Rolland
6 Bd de la Verrerie 13008 Marseille
Ledossier Legré Mante vient d’être mis en
lumière par la commission d’enquête du PLU.Avec l’ancienne Usine Giraudon et le
site de la NertheLegré Mante est qualifié de site emblématique de Marseille.
Située à l’entrée du Parc des Calanques,dans un secteur soumis à la
règlementation de la loi Littoral, l’ancienne usine d’acide tartrique aiguise
tous les appétits….
Après la violence des
licenciements des ouvriers en 2009, l’usine semble endormie et inoffensive
alors que sous les bâtiments les restes de l’ancienne usine Hillarion –Roux,
construite en 1784 sont toujours présents.Scories anciennes de la fonderie et
déchets accumulés sur plusieurs mètres de profondeursont pollués par les métaux lourds :
Plomb, Cadmium, Antimoine, Mercure,Arsenic.
Difficile d’évacuer le
problème d’un coup de baguette magique et de transformer l’usage des
terrains industriels pollués, en usage d’habitations collectives et
individuelles sans restriction (possibilité de jardins privatif et de potager)
Et pourtant c’est ce qui
s’est produit, dans l’incompréhension la plus totale de la population
environnante, bien au fait des questions de pollution depuis les mesures de
préventions prises en 2005 sur l’Escalette et Saména….
COMMENT EN EST ON
ARRIVE LA ?
LES PERMIS DE
CONSTRUIRE- Novembre2011-
Les permis sont délivrés par
la Mairie pour 300 logements, pour la construction de 6 immeubles collectifs
sur la parcelle située en front de mer et 34 villas à proximité immédiate de
l’espace boisé et du canal de Marseille .Le projet autorise la réalisations de
parkings souterrains (2 niveauxde sous-
sol), ce qui implique des excavations très importantes des terres polluées.
A l’initiative du CIQ de la MADRAGUE,
le dossier de recours pour annulation des permis est entre les mains de la
justice qui rendra sa décision avant l’été, mais l’on peut pointer les
principales questions :
-L’absence d’étude d’impact du projet- dont conséquences sur la sécurité et la
santé
- Absence d’étude d’incidence
environnementale compte tenu de la proximité du Parc des Calanques (double site
NATURA 2000 terrestre et maritime)
-Non-respectde la loilittoral.
L’AUTORISATION
PREFECTORALE- février 2012-
La règlementation
sur les ICPE(Installation Classée pour
la Protection de l’Environnement) est elle-même mise à mal :
-Absence d’étude d’impact
-Absence du dossier de mise en sécurité des
anciennes cheminées rampantes ainsi que le dossier de mise en œuvre d’une servitude
d’utilité publique.
-
La seule étude de
dépollution est celle produite par le promoteur.
Elle a été conditionnée par
l’unique objectif d’obtenir une constructibilité maximale, en écartant toutes
les autres options possibles dont l’examen aurait permis de limiter les
nuisances et d’étendre la pollution à tout le voisinage.
Alors que les précédentes
études réalisées en 2004-2005 sur l’Escaletteincitaient à la plus grande prudence, le Préfetaurait dû réaliser unetierce expertise indépendante.
Il suffit de rappeler que
sur l’Escalette et Samena les études ont porté sur des terrains où les dépôts
pollués anciensse trouvaient « en
l’état », sans dégradation supplémentaire, qu’entrainerait un chantier,
exposant les particules de métaux lourd aux vents. Pourautant, des mesures de
préventionet aussi de surveillance
sanitaires avaient été prises par arrêté préfectoral du 13 juillet 2005.
Et comment expliquer qu’aujourd’hui,
7 ans après cet arrêté protecteur, la Préfecture signe une autorisation alors
que 100 000 mètres cubes de terres polluées vont être excavées, déplacées
et cribléesentrainant un envol
incontrôlé des poussières, et ceci sans surveillance sanitaire des populations !
Il existe de nombreux
organismes indépendants, spécialisés dans le domaine des sols pollués et la
santé tels que le BRGM, l’INERIS, l’ADEME, l’INVS qui auraient pu être
utilement consultés sur ce dossier et évaluer de manière réellement
indépendante les conséquences du projet sur la santé des populations riveraines
particulièrement exposées au pied du massif de Marseilleveyre
POURQUOI PARLER DE
RISQUES DE SANTE ET DE SECURITE
PUBLIQUE ?
Il existe 2 types de
risques :
A court terme et dès le démarrage
du chantier :
Le seul transport de terres
polluées vers les décharges s’effectueraient par gros porteurs de 40 tonnes à
raison de 3 à 4 rotations par jours pendant 10 mois…., sans parler des engins
de chantier….
Compte tenu de l’unique
desserte du quartier, et du gabarit de la route, le croisement avec les bus RTM
ou d’autres camions serait impossible, et entrainerait un risque d’accidents de
circulation ou de personnes et des interruptions permanentes dutrafic.
Il faudrait ajouter le
balayage permanent des chaussées salies par les boues polluées.
Conséquence de la fragilité
de la chaussée, elle-même constituée de remblais industriels,les réseaux
publics d’alimentation en eau,de gaz,
d’assainissement, d’électricité, de téléphonie auraient à subir des phénomènes
d’écrasement et de ruptures, sous le poids des transports.
L’isolement des villages
(Callelongue, Les Goudes ,Samena, la Madrague ) est déjà une préoccupationen
matière de sécurité et de santé (risques incendie, évacuation de blessés…)
A moyen terme, les risques
d’inhalation de poussières polluées aux métaux lourds pendant une période de
plusieurs mois, à proximité lieux habités, d’écoles, installations sportives
doivent être évalués par des spécialistes.
Mais ouvrir la boite de pandore
sans contrôle sanitaire n’est pas acceptable.
QUI EST
CONCERNE ?
Dans un rayon proche, ce
sont 8000 à 10000 personnes qui pourraient être directement concernées par un
problème de santé à court ou moyen terme, particulièrement les enfants plus réceptifs
aux expositions.
Au-delà ce seront tous les
visiteurs du littoral sud de Marseille, car nous restons un poumon et un
secteur apprécié qui appartient à tous les marseillais.
Il faudra effectivement que
des choix soient faits entre un promoteur et les habitants, aussi nous restons
persuadés que le bon sens et la raison l’emporteront.
Nous savons que les
autorités ont à leur disposition des moyens et services compétents pour que des
études sérieuses soient enfin réalisées.
Commission Legré manteCSF Grotte Rolland
6 Bd de la Verrerie 13008 Marseille
PLU : la commission d'enquête tique sur Giraudon, Legré Mante et la Nerthe
La
commission a rendu son rapport sur le plan local d'urbanisme, qui tient
compte de plus de 2000 observations formulées pendant l'enquête
publique. Parmi les points saillants, l'insuffisance des mesures pour
mieux répartir les logements sociaux est critiquée, ainsi que certains
projets comme l'hôtel des Catalans et Legré Mante.
Le zonage du PLU dans le 7e arrondissement. MPM
En 7 semaines, plus de 3 000
personnes ont participé à l'enquête publique sur le projet de plan
local d'urbanisme (PLU). Ce pavé dessine et oriente le développement de
Marseille pour les prochaines années en quadrillant le territoire en
zones où il définit les activités autorisées ou interdites, les hauteurs
de construction, parfois même jusqu'aux essences d'arbres à planter...
Après la clôture le 17 décembre, les cinq commissaires enquêteurs se
sont laissés un mois et demi pour traiter les 2 140 observations
écrites. Ils ont finalement rendu la semaine dernière un épais rapport, disponible sur le site de la communauté urbaine de Marseille, responsable du projet. Verdict : "avis favorable assorti de réserves". La première est de taille : "Pallier l’absence de mesure contraignante permettant de garantir la réalisation des objectifs en matière de mixité sociale."Marseille
Provence métropole - et la mairie de Marseille qui a été la vraie
cheville ouvrière du document - se voit donc invitée à revoir sa copie
en matière de logement social. Ce rappel fait suite à de
nombreuses remarques d'associations (comme Un centre ville pour tous)
mais aussi de collectivités (conseil général, conseil régional).
Jusqu'au préfet, dans un avis très sec : Le PLU n’apporte pas de
véritables démonstrations de sa capacité à atteindre les objectifs de
production de 5000 logements par an [fixé dans le programme local de
l'habitat 2012-2016], au regard du potentiel foncier mobilisable. Les
outils réglementaires permettant de garantir les objectifs de logements
sociaux ne sont pas exploités. L’impératif de rééquilibrage territorial
de l’offre n’est pas traité. Si la ville respecte globalement à peu près l'objectif légal de 20% de logements sociaux, on sait que leur répartition entre arrondissements est très inégale : cinq en totalisent moins de 10%, deux plus de 40%. Le texte ne donne pas d'exemple d'"outil réglementaire pas exploité" à
Marseille pour rectifier le tir, mais on pense notamment à la
possibilité de délimiter des zones où tout projet immobilier doit
comprendre une certaine part de logements sociaux. A part des remarques générales
demandant plus de lisibilité des mesures en faveur des transports et de
l'économie, le gros du travail de la commission d'enquête a été de
passer au crible les critiques sur un lieu en particulier, parfois en se
rendant sur place. Au fur et à mesure du long tableau de 200 pages qui
liste soigneusement ses réponses à chaque observation, on navigue ainsi
sur le territoire de Marseille, découpé pour les besoins du PLU en 140 "planches".
Certains dossiers emblématiques (Giraudon, Legré Mante, La Nerthe) ont
fait l'objet d'une mobilisation importante à l'occasion de l'enquête.
Hôtel des Catalans : pas plus de 7,5 m
La deuxième
réserve est d'ailleurs consacrée au projet d'hôtel aux Catalans sur le
site de l'ancienne usine de sucre voisine du Cercle des Nageurs. Emboîtant le pas de la commission officielle compétente pour tout ce qui touche au littoral et au paysages,
elle demande de revoir à 7,5 mètres la hauteur maximale des
constructions autorisées. Nul doute que la réaction de MPM sera scrutée
avec attention. Lorsque le dossier était passé en conseil municipal son
président Eugène Caselli avait laissé les mains libres au maire de Marseille. Même sanction inspirée par la même source pour la troisième réserve, qui concerne le projet Cap Marin (plus de 300 logements à la place de l'ancienne usine Legré Mante) : la commission demande de limiter "les hauteurs à l’existant sur la parcelle du front de mer".Inutile
de dire que ce dossier fait coup double avec la première réserve sur le
logement social, s'agissant du 8e arrondissement... On passe sur la quatrième réserve, très technique, pour dire quelques mots sur la dernière : il
s'agit de redessiner plus finement le zonage des planches de Sormiou et
du Frioul, histoire d'éviter d'oublier qu'on est sur le territoire du
parc national des Calanques. On n'est jamais trop prudent... Le Nord n'est pas oublié, avec le cas du massif de la Nerthe qualifié d'"extrêmement
sensible, compte tenu de deux enjeux majeurs qui doivent être conciliés
: environnementaux d’une part, économiques d’autre part". En cause : le projet d'un site de stockage de conteneurs sur d'anciennes carrières et de nouvelles infrastructures routières. Suivant là encore les services de l'Etat, les cinq commissaires conseillent d'y réfléchir à deux fois : La commission recommande un
examen par les parties concernées de toutes les solutions possibles,
accompagné d’études d’impact environnemental, sans pour autant remettre
en cause les dispositions prévues au présent projet de PLU. Mais au-delà de ces points
chauds, le rapport distille une foule de recommandations : ici protéger
davantage de l'urbanisation l'une des rares zones agricoles restantes à
Marseille (Bessons-Giraudy dans le 15e), là limiter les constructions et ménager des espaces de verdure autour de feu la bastide La Denise (11e), pas très loin dans le 12e veiller à ce que des regroupements de parcelles ne détournent pas les objectifs du plan...
Le 7e et le 12e "vus du ciel"
La commission sait parfois
aussi - et même très souvent - dire non. Y compris par exemple à l'AP-HM
- qui souhaitait bandrizarrement voir supprimer les protections
d'espaces boisés sur la Corniche où elle possède des propriétés - ou à
des exploitants de carrière plaidant pour ménager une extension de leur
site protégé par la loi littoral. Ça ne coûte rien d'essayer... Enfin, dernier effet de
l'enquête publique, les curieux pourront profiter d'informations
enrichies et plus claires concernant le projet. Un système de carte interactive a ainsi été mis en place pour repérer très simplement à quelle planche correspond une adresse. La liste du patrimoine protégé
(cités ouvrières, cabanons, bastides etc.) a été détaillée, un tableau
récapitulatif pour se repérer dans le dédale des zones est joint en annexe du rapport de la commission, où l'on retrouve également des zooms sur le littoral et des cartes "vues du ciel" du
7e et du 12e, où de nombreux enjeux ont été relevés. La version finale
devra être votée avant le 30 juin 2013, date butoir fixée par la loi.
Ils étaient impatients tous ces
enfants mercredi 19 décembre dernier ! mais bien sûr !
Ils avaient un rdv à ne pas
manquer et avec qui ?
Le Papa Noël!
C’est désormais une coutume à la Madrague de Montredon, d’ailleurs
il connaît le chemin et s’annonce avec sa cloche.
Dansla joie, la bonne humeur, nous en avons eu
des petits visages ravis et attentifs qui écoutaient notre amie la conteuse
avec son bel accent, ses devinettes et charades, ses fées…
L’arrivée du Père Noël a été
saluée par des cris de joie la fête était belle .
Les cadeaux et le goûter ont eu un franc
succès pour le plaisir de tous.