mardi 10 mars 2015

Au revoir Florence ...

Les habitants de la Madrague de Montredon sont  particulièrement  affectés par la  disparition tragique de Florence Arthaud . C'est par la voix du CIQ, au nom des habitants du quartier, que nous adressons  toutes nos condoléances à sa famille et amis.
Installée à la Madrague de Montredon depuis une dizaine d'années, elle était de par son charisme, sa simplicité, et sa générosité, appréciée de tous. 
Elle était tombée amoureuse de ce quartier qu'elle défendait et ne manquait pas d'en être l’ambassadrice à chaque occasion qui se présentait.
Elle a toujours apporté spontanément son soutien aux grandes causes menées par les habitants pour la préservation de ce site remarquable, qu'elle avait investi.
En sa mémoire et au nom des habitants, nous solliciterons la Mairie très prochainement pour que la place en cours de rénovation devant le restaurant chez Aldo et face à la mer, porte son nom.

jeudi 12 février 2015

LOTO DU CIQ MADRAGUE DE MONTREDON LA ROSE LA VERRERIE



GRAND    LOTO
     
DIMANCHE 22 FEVRIER
                   A 15 HEURES                  

AU GRAND CERCLE DU LITTORAL

186 AV DE LA MADRAGUE DE MONTREDON

                                

VENEZ NOMBREUX

lundi 10 novembre 2014

COMMEMORATION DU 11 NOVEMBRE




Commémoration  11 novembre 2014
à 9h15 devant le monument aux morts
Eglise de la Madrague de Montredon



Du 11 NOVEMBRE 1914 / 2014 Un Centenaire

En cette année du Centenaire de cette terrible guerre le CIQ de la Madrague Montredon, la Rose et la Verrerie, vous remercie tous d’ être présents ce matin Mmes et Mrs habitants de nos quartiers, Mmes et Mrs les élus merci d’avoir répondu à notre appel
 
En 2014, la France vit au rythme de multiples évènements autour du Centenaire de la première guerre mondiale : un conflit aussi dévastateur que traumatisant.

La menace pèse depuis 1913 
Deux attitudes s’affrontent :ceux pour qui la guerre est inévitable face à l’agressivité allemande c’est la position de l’Union sacrée ciment d’une nation des droites et de l’église catholique et ceux en grand nombre qui répondent à l’appel pacifiste du socialiste Jean Jaurès qui a tout fait pour éviter cette guerre en disant que son moteur était le choc des intérêts, le danger est venu de la mise en place de rivalités haineuses, chauvinisme et nationalisme exacerbé  au sein de l’Europe ;  Jaurès avait compris que la guerre était à nos portes, il a été assassiné au Café du Croissant le 31 juillet 1914 rien n’empêchera la guerre.
Le 1er septembre 1914 l’ordre de mobilisation générale est donné, l’opinion française est convaincue de l’ aggréssion allemande, 4 millions d’ hommes de 23 à 48 ans sont appelés, tous partent sans hésiter.
Un militaire :le maréchal Joffre cumule tous les pouvoirs, et devient le chef de la France en état de siège pendant que le parlement est ajourné. La république est malade
La population qui reste à l’arrière doit faire face à une guerre plus longue que prévue : il faut soigner les blessés, aider de toute part, la solidarité s ‘organise, écoles et églises sont réquisitionnées, c’est le vide social d’hommes, les femmes les remplacent aux champs et à l’usine, elles travaillent et font aussi bien que les hommes.
La guerre dure, la croyance  en la victoire est alors maintenue par le mensonge et la censure des militaires et de l’état, on continue à exalter le patriotisme et la haine des allemands y compris chez les enfants dans les écoles : la France est championne du progrès et du droit. Dans les tranchées toutes les souffrances endurées par les soldats leurs  font perdre espoir de paix . L’union sacrée s’essouffle dès 1917 : rationnement, inflation, vie chère, les soldats meurent dans la boue, le froid, sont de vraies loques , des mutineries ont lieu, la majorité de ces soldats étaient des civils et pas des militaires, ils ne comprennent pas cette guerre sans résultat, il y a une réelle lassitude morale, la tentative de paix échoue en 1917, Clémenceau le vieux radical civil avec son gouvernement autoritaire reprend le pouvoir sur les militaires avec une politique de guerre de la terre brûlée  malgré son surnom de « père la victoire ! » mais quelle victoire ?.
L’armistice sera signée le 11 novembre 1918 , le traité de Versailles signé en 1919 établira la seule responsabilité de l’Allemagne .
Mais la diplomatie en Europe n’a pas joué son rôle ce sera un lourd  danger pour l’avenir.

Ces années se solderont par 10 millions de morts dont 1millions 400 000 en France et autant en Allemagne, des générations de moins de 50 ans  sont décimées, d’innombrables blessés , estropiés les « gueules cassées » vrais fantômes de guerre hanteront tout le restant de leur vie les rues de nos villes, les veuves, les orphelins. La folie sera interminable plus de 4 ans , elle fait mentir les chefs militaires qui avaient promis de chaque côté pour vaincre les résistances de l’emporter rapidement ; dès septembre 1914 ce n’est pas la guerre en chantant la fleur au fusil mais l’hécatombe des centaines de milliers de morts et ce n’est pas fini viendra Verdun l’enfer sur terre en 1916, le chemin des dames en 1917 où se trouve le village de Craonne qui a donné son nom à une chanson dit toute la révolte profonde des soldats :
« Adieu la vie, adieu l’amour, adieu toutes les femmes, c’est bien fini, c’est pour toujours de cette guerre infâme »
On fusillera pour l’exemple quand l’exaspération se fera plus pressante sur le front comme en 1917, d’autant que se manifesteront des scènes de fraternisation entre soldats français et allemands à noël d’une tranchée à l’autre. La France en 1998 rendra leur honneur à ces fusillés. Respect et mémoire aussi pour tous les poilus venus d’ailleurs : soldats indigènes des nombreux pays d’afrique, des 4 coin de l’empire colonial venus se battre et mourir pour la France.
100 ans après, les historiens parlent de responsabilités partagées : les intérêts des puissances , Russie, Autriche Hongrie ,Allemagne, France ont des rivalités qui sont grosses d’un partage du monde,ce qui ressortira au traité de versailles.
Jean Jaurès avait pourtant lancé à la chambre des députés le 7 mars 1895 :
« toute notre société violente et chaotique même quand elle veut la paix, même quand elle est en état d’apparent repos, porte en elle la guerre comme la nuée dormante porte l’orage » hélas le XX ème siècle confirmera avec les atrocités de la 2ème guerre mondiale cette sombre phrase, les germes étaient déjà présents dès 1919

Cette guerre a remué les bas fonds de l’âme humaine.
Ce qui importe 100 ans après « c’est la continuité de l’action, c’est le perpétuel éveil de la pensée et de la conscience, c’est la vraie sauvegarde, là est la garantie de l’avenir de paix » comme le disait encore Jean Jaurès
Le monde a changé mais les conflits s’éternisent, se multiplient dans le monde, les fabricants et vendeurs d’arment comptent leurs profits comme les mères leurs enfants morts
Alors, ensemble, faisons tout pour que les générations futures commémorent des centenaires de la PAIX

Et en l’honneur de tous les disparus dont les monuments aux morts ,  les places de villages, les rues des villes  portent les noms, contre l’oubli observons ensemble une minute de silence. Je vous remercie      

 Pour le CIQ
Pierrette Forest                      

mercredi 1 octobre 2014

LEGRE MANTE - ARTICLE MARSACTU - Par Benoît Gilles, le 30 septembre 2014


Cap Marin à Legré Mante : les dessous d'un retrait de permis

Il y a quelques jours, le promoteur Océanis annonçait par voie de communiqué le retrait du permis de construire de l'opération Cap Marin, situé sur l'ancien site pollué de l'usine Legré Mante, à la Madrague de Montredon. Désormais effectif, ce retrait rebat les cartes de l'avenir de cette friche industrielle et repose la question de la prise en charge de la dépollution.
Flickr/Sophie Roques


Finie la carte postale des belles villas accrochées à la colline de la Madrague de Montredon avec le bleu marin pour seul horizon. Annoncé mi-septembre par le promoteur Océanis, le retrait du permis de construire de l'opération Cap Marin renvoie les plans sur l'avenir de l'ancien usine Legré Mante à ce qu'elle est toujours aujourd'hui : une friche polluée par des siècles d'activités industrielles. Or, depuis cette communication d'Océanis, l'ensemble des acteurs institutionnels fait silence tant sur les circonstances qui ont provoqué ce retrait que sur ses conséquences.
Sur le passé d'abord. Peu habitué à communiquer sur ses projets, le promoteur s'en tient aujourd'hui à un commentaire limité des raisons de ce retrait. "Les choses sont assez claires : en juillet, nous avions un permis valablement obtenu. Cela signifie que les travaux auraient pu immédiatement commencer." Or, dans la foulée de l'obtention de ce nouveau permis, limité à 250 logements, l'opposition des riverains reprend de plus belle avec le dépôt de nouveaux recours gracieux et contentieux. Or, "si une réalisation doit se faire, nous souhaitons qu'elle se fasse dans un esprit de partenariat en bonne intelligence avec le voisinage comme avec l'ensemble des élus", commente-t-on encore du côté d'Océanis.

Contrôle de légalité prolongé

Il ne leur a pas échappé qu'un certain nombre d'élus locaux d'opposition étaient au côté des habitants pour contester le permis accordé par la Ville à ce projet immobilier. Le 10 août dernier, l'ancienne conseillère communautaire communiste et toujours élue de secteur Marie-Françoise Palloix était présente pour manifester devant les grilles de l'usine. Le lendemain, l'élue recevait un courrier du préfet de région. Dans cette lettre, Michel Cadot lui précise que ledit permis fait toujours "l"objet d'un examen attentif de [ses] services au titre du contrôle de légalité dont le délai expire au 3 septembre". Et il ajoute :
Les conclusions de ce contrôle m'amèneront, si nécessaire, à formuler des remarques et demandes d'informations complémentaires qui prolongeront le délai qui m'est imparti pour finaliser le contrôle de légalité. 
Le préfet conclut le courrier en évoquant la possibilité d'une réunion de l'ensemble des acteurs "à la rentrée 2014". Une date est même fixée. "Nous avons eu une invitation pour le 5 septembre, raconte l'élue communiste. Or, la veille, j'ai eu un mail de son cabinet pour me dire que la réunion était annulée sans plus d'explications. Je me suis dit : « Aïe ! Il y a engambi »". Marie-Françoise Palloix n'entend alors plus parler de réunion jusqu'à l'annonce d'Océanis.
Or, d'après des informations que nous n'avons pas pu recouper auprès de la préfecture, la Ville aurait reçu un courrier du préfet qui annonçait prolonger ce contrôle de légalité, mentionnant notamment une attention ministérielle appuyée sur le suivi de la dépollution du site. Cette mention - si elle est avérée - peut faire référence à l'action d'une autre élue du secteur, la conseillère municipale socialiste Annie Levy-Mozziconacci. Toujours dans la foulée de la manifestation devant les grilles de l'usine, cette dernière a écrit à la ministre de l'Écologie, Ségolène Royal et à sa collègue de la Santé, Marisol Touraine. "Je me suis saisie du dossier en le regardant avec l'oeil du médecin. J'ai donc écrit ce courrier aux ministères notamment pour que soit mise en place une commission d'experts indépendants qui réalise une étude d'impact de la dépollution." Du côté du ministère de l'écologie du développement durable, et particulièrement de la direction de prévention des risques, on ne confirme pas être intervenu dans un dossier "dont la règle et qu'il doit être suivi à l'échelon local par la Direction régionale de l'environnement de l'aménagement et du logement".

"Il faut un projet immobilier"

Suite, ou pas, à ces courriers, la Préfecture a fait savoir à la Ville que le projet n'était pas réalisable en l'état. Début septembre, des réunions ont donc eu lieu entre les services concernés pour trouver une issue positive. C'est à la suite de ces rencontres que le promoteur a pris la décision de retirer son permis, facilitant une réécriture plus concertée.
Le maire de secteur, Yves Moraine, préfère se réjouir de ce nouveau tournant : "Il faut se féliciter de la façon dont les services de l'Etat sont intervenus dans ce dossier. Certains auraient pu mal le prendre mais, je crois au contraire que cela doit nous permettre d'obtenir la plus grande unanimité possible sur le devenir du site". Même s'il s'en défend, cette attitude tranche avec la façon dont le projet était soutenu jusque-là par la Ville. Ainsi, printemps 2013, la veille de l'audience du tribunal administratif qui devait statuer sur un recours à l'encontre d'un précédent permis, la Ville avait accordé un permis modificatif qui répondait à certains griefs des plaignants. Visiblement, Ville et Etat souhaitent sortir le dossier Legré Mante de cette ornière judiciaire. "Certes, on aurait pu se dire qu'il suffisait d'attendre la décision du tribunal administratif sur les recours mais ce n'était satisfaisant pour personne, constate le maire de secteur. En revanche, je soutiens mordicus qu'il faut un projet immobilier pour mettre fin à cette verrue urbaine." Quitte à ce qu'un comité de suivi soit mis en place avec les riverains "et un médecin" pour suivre l'ensemble des travaux. 
Sa collègue, adjointe à l'urbanisme, Laure-Agnès Caradec pagaie dans le même sens : "Nous sommes prêts à travailler collégialement à une solution qui puisse convenir à tout le monde en terme d'accessibilité mais aussi de raccordement au réseau d'assainissement et bien sûr de dépollution." En passant, l'élue glisse le montant de la facture supposée des opérations de dépollution "évaluée entre 14 et 16 millions d'euros". Et c'est là le noeud du problème.

Qui va payer la dépollution ?

Jusque-là, Océanis avait annoncé être prêt à assumer le coût de la dépollution du site en lieu et place du propriétaire avec qui une convention avait été signée. D'après nos informations, sa mise en oeuvre est soumise à une condition : obtenir un permis valide avant d'entamer les travaux. Or, à partir du moment où leur permis est retiré, plus rien ne les oblige à mettre un centime sur le site. "Nous sommes bien clairs sur ce point : ni l'Etat, ni la Ville ne paiera la dépollution, reprend Yves Moraine. C'est l'affaire du promoteur et du propriétaire qui doivent la faire réaliser dans les règles édictés par les services de l'Etat". Si Océanis ne peut pas réaliser le projet immobilier à la hauteur de ces coûts initiaux, c'est à l'Etat que va revenir la charge de faire dépolluer le terrain par son ancien propriétaire, la société SFPTM. Son dernier dirigeant connu est Benjamin Margnat, l'un des héritiers de la société spécialisée dans le commerce viticole qui a acquis l'usine marseillaise à la fin des années 70.
Or, dans un jugement d'octobre 2010 déjà cité par Marsactu le tribunal de commerce mentionnait : "la Société française des produits tartriques Mante (SFPTM) s’engage à reprendre toutes les formalités et opérations de dépollution qui auraient normalement dues incomber à l'ancien exploitant du site". Le propriétaire se substitue donc - sur le plan légal - à l'ancien exploitant liquidé en 2009. Le principe est celui du pollueur-payeur. A la charge de l'Etat de le faire respecter. "C'est pour cette raison que je suis pour un projet immobilier, explique encore Moraine. Cela permettra de payer la charge foncière qu'un marché aux potiers ne pourrait pas assumer".
Quel que soit le projet qui voit le jour sur les pentes des collines de Marseilleveyre - musée, maison des calanques, parc urbain, lotissement de taille réduite ou parking pour promeneurs - il faudra que le terrain soit dépollué et accessible. Tout le monde est donc d'accord pour tourner la page industrielle du site dans la plus grande sérénité. Celle qui suit est toujours blanche avec un gros chèque à payer pour qu'un nouveau projet y soit dessiné.
Par Benoît Gilles, le 30 septembre 2014