mercredi 20 février 2013

PLU : article de Julien Vinzent, le 19 février 2013 Marsactu

PLU : la commission d'enquête tique sur Giraudon, Legré Mante et la Nerthe

La commission a rendu son rapport sur le plan local d'urbanisme, qui tient compte de plus de 2000 observations formulées pendant l'enquête publique. Parmi les points saillants, l'insuffisance des mesures pour mieux répartir les logements sociaux est critiquée, ainsi que certains projets comme l'hôtel des Catalans et Legré Mante.
Le zonage du PLU dans le 7e arrondissement. Le zonage du PLU dans le 7e arrondissement.
MPM
 
En 7 semaines, plus de 3 000 personnes ont participé à l'enquête publique sur le projet de plan local d'urbanisme (PLU). Ce pavé dessine et oriente le développement de Marseille pour les prochaines années en quadrillant le territoire en zones où il définit les activités autorisées ou interdites, les hauteurs de construction, parfois même jusqu'aux essences d'arbres à planter... Après la clôture le 17 décembre, les cinq commissaires enquêteurs se sont laissés un mois et demi pour traiter les 2 140 observations écrites. Ils ont finalement rendu la semaine dernière un épais rapport, disponible sur le site de la communauté urbaine de Marseille, responsable du projet. Verdict : "avis favorable assorti de réserves".
La première est de taille : "Pallier l’absence de mesure contraignante permettant de garantir la réalisation des objectifs en matière de mixité sociale." Marseille Provence métropole - et la mairie de Marseille qui a été la vraie cheville ouvrière du document - se voit donc invitée à revoir sa copie en matière de logement social. Ce rappel fait suite à de nombreuses remarques d'associations (comme Un centre ville pour tous) mais aussi de collectivités (conseil général, conseil régional). Jusqu'au préfet, dans un avis très sec :
Le PLU n’apporte pas de véritables démonstrations de sa capacité à atteindre les objectifs de production de 5000 logements par an [fixé dans le programme local de l'habitat 2012-2016], au regard du potentiel foncier mobilisable. Les outils réglementaires permettant de garantir les objectifs de logements sociaux ne sont pas exploités. L’impératif de rééquilibrage territorial de l’offre n’est pas traité.
Si la ville respecte globalement à peu près l'objectif légal de 20% de logements sociaux, on sait que leur répartition entre arrondissements est très inégale : cinq en totalisent moins de 10%, deux plus de 40%. Le texte ne donne pas d'exemple d'"outil réglementaire pas exploité" à Marseille pour rectifier le tir, mais on pense notamment à la possibilité de délimiter des zones où tout projet immobilier doit comprendre une certaine part de logements sociaux.
A part des remarques générales demandant plus de lisibilité des mesures en faveur des transports et de l'économie, le gros du travail de la commission d'enquête a été de passer au crible les critiques sur un lieu en particulier, parfois en se rendant sur place. Au fur et à mesure du long tableau de 200 pages qui liste soigneusement ses réponses à chaque observation, on navigue ainsi sur le territoire de Marseille, découpé pour les besoins du PLU en 140 "planches". Certains dossiers emblématiques (Giraudon, Legré Mante, La Nerthe) ont fait l'objet d'une mobilisation importante à l'occasion de l'enquête.

Hôtel des Catalans : pas plus de 7,5 m

La deuxième réserve est d'ailleurs consacrée au projet d'hôtel aux Catalans sur le site de l'ancienne usine de sucre voisine du Cercle des Nageurs. Emboîtant le pas de la commission officielle compétente pour tout ce qui touche au littoral et au paysages, elle demande de revoir à 7,5 mètres la hauteur maximale des constructions autorisées. Nul doute que la réaction de MPM sera scrutée avec attention. Lorsque le dossier était passé en conseil municipal son président Eugène Caselli avait laissé les mains libres au maire de Marseille.
Même sanction inspirée par la même source pour la troisième réserve, qui concerne le projet Cap Marin (plus de 300 logements à la place de l'ancienne usine Legré Mante) : la commission demande de limiter "les hauteurs à l’existant sur la parcelle du front de mer". Inutile de dire que ce dossier fait coup double avec la première réserve sur le logement social, s'agissant du 8e arrondissement...
On passe sur la quatrième réserve, très technique, pour dire quelques mots sur la dernière : il s'agit de redessiner plus finement le zonage des planches de Sormiou et du Frioul, histoire d'éviter d'oublier qu'on est sur le territoire du parc national des Calanques. On n'est jamais trop prudent... Le Nord n'est pas oublié, avec le cas du massif de la Nerthe qualifié d'"extrêmement sensible, compte tenu de deux enjeux majeurs qui doivent être conciliés : environnementaux d’une part, économiques d’autre part". En cause : le projet d'un site de stockage de conteneurs sur d'anciennes carrières et de nouvelles infrastructures routières. Suivant là encore les services de l'Etat, les cinq commissaires conseillent d'y réfléchir à deux fois :
La commission recommande un examen par les parties concernées de toutes les solutions possibles, accompagné d’études d’impact environnemental, sans pour autant remettre en cause les dispositions prévues au présent projet de PLU.
Mais au-delà de ces points chauds, le rapport distille une foule de recommandations : ici protéger davantage de l'urbanisation l'une des rares zones agricoles restantes à Marseille (Bessons-Giraudy dans le 15e), là limiter les constructions et ménager des espaces de verdure autour de feu la bastide La Denise (11e), pas très loin dans le 12e veiller à ce que des regroupements de parcelles ne détournent pas les objectifs du plan...

Le 7e et le 12e "vus du ciel"

La commission sait parfois aussi - et même très souvent - dire non. Y compris par exemple à l'AP-HM - qui souhaitait bandrizarrement voir supprimer les protections d'espaces boisés sur la Corniche où elle possède des propriétés - ou à des exploitants de carrière plaidant pour ménager une extension de leur site protégé par la loi littoral. Ça ne coûte rien d'essayer...
Enfin, dernier effet de l'enquête publique, les curieux pourront profiter d'informations enrichies et plus claires concernant le projet. Un système de carte interactive a ainsi été mis en place pour repérer très simplement à quelle planche correspond une adresse. La liste du patrimoine protégé (cités ouvrières, cabanons, bastides etc.) a été détaillée, un tableau récapitulatif pour se repérer dans le dédale des zones est joint en annexe du rapport de la commission, où l'on retrouve également des zooms sur le littoral et des cartes "vues du ciel" du 7e et du 12e, où de nombreux enjeux ont été relevés. La version finale devra être votée avant le 30 juin 2013, date butoir fixée par la loi.

Par Julien Vinzent, le 19 février 2013 Marsactu

jeudi 10 janvier 2013

LE PERE NOEL A LA MADRAGUE DE MONTREDON






Un beau Noël 2012 offert par le CIQ
Aux petits et grands du quartier



Ils étaient impatients tous ces enfants mercredi 19 décembre dernier ! mais bien sûr !
Ils avaient un rdv à ne pas manquer et avec qui ? 

Le Papa Noël!

C’est désormais une coutume à la Madrague de Montredon, d’ailleurs il connaît le chemin et s’annonce avec sa cloche.


Dans  la joie, la bonne humeur, nous en avons eu des petits visages ravis et attentifs qui écoutaient notre amie la conteuse avec son bel accent, ses devinettes et charades, ses fées…

L’arrivée du Père Noël a été saluée par des cris de joie la fête était belle .
Les cadeaux et le goûter ont eu un franc succès pour le plaisir de tous.

Alors nous vous disons bonne année 2013

Et à l’année prochaine


jeudi 20 décembre 2012

Plan d'urbanisme : des projets immobiliers sous surveillance à Marseille

Plan d'urbanisme : des projets immobiliers sous surveillance à Marseille

 
 
 
 
 
Publié le mercredi 19 décembre 2012 à 07H11 - La provence
 
Plus de 3 000 personnes ont participé à l'enquête publique sur le projet du PLU

En raison des observations formulées par l'État, le très décrié projet d'hôtel de luxe des Catalans ne pourra pas voir le jour.
Photo Frédéric Speich
Après un démarrage en douceur fin octobre, l'enquête publique sur le projet de Plan local d'urbanisme (PLU) a connu une forte accélération. Hier, pour le dernier jour, les Marseillais se sont pressés dans les dix lieux où ils pouvaient se renseigner et formuler des remarques sur les registres mis à leur disposition : le siège de la communauté urbaine MPM au Pharo, la Direction du développement urbain de la Ville et les huit mairies de secteur.
Globalement, les Marseillais se sont mobilisés pour défendre leur idée de la ville de demain, même s'ils étaient un peu plus nombreux pour l'enquête publique du Plan d'occupation de 2000 que doit remplacer le PLU. C'est ainsi qu'au Pharo, quelque 130 observations ont été portées sur les registres. "Cela se répartit à égalité entre des particuliers et des collectifs ou des associations, estimait hier matin un technicien MPM. Avec une forte mobilisation contre l'hôtel qui devait remplacer aux Catalans l'ancienne usine Giraudon."
Projets immobiliers
Un projet qui, au-delà de l'opposition des habitants, ne devrait pas résister au rapport de la commission d'enquête attendu pour l'année prochaine. Comme l'a révélé La Provence, les services de l'État exigent que sur la bande littorale des Catalans, la hauteur de construction soit limitée à 7,5 mètres. Une prescription à laquelle MPM ne pourra pas s'opposer, ce qui compromet définitivement l'hôtel de luxe de 28 mètres de hauteur que soutenait la mairie centrale malgré les fortes réticences de la mairie de secteur.
Ce dossier sensible n'est pas le seul qui devrait être corrigé en fonction de l'enquête publique. L'État s'est ainsi inquiété de l'impact environnemental du futur échangeur autoroutier du Jas de Rhode. De même, il a tiré la sonnette d'alarme sur les règles envisagées concernant plusieurs sites des calanques, comme l'Escalette et le Mont Rose. Idem pour l'ancienne usine Legré Mante, où les constructions en front de mer ne pourront pas dépasser les bâtiments existants.
Concernant les observations formulées par les particuliers, elles ont souvent porté sur la défense de l'environnement et du cadre de vie, à l'image de ce qui s'était passé en 2000. Une manière de placer de multiples programmes immobiliers sous surveillance : "La dernière fois, la mairie nous avait dit que le POS protégerait la ville et on a vu le résultat, témoigne le président d'un CIQ. Conséquence, beaucoup de gens se sont activés". Reste à voir ce qui sortira de cette consultation citoyenne : réponse en février avec le rapport de la commission d'enquête publique, puis au printemps avec la dernière mouture du PLU qui sera alors soumis au vote des élus de MPM.

L'analyse de Jean-Robert Bauchet, président de la commission d'enquête
- Les Marseillais ont un peu moins participé à l'enquête publique du PLU qu'à celle du POS en 2000. Cela vous étonne-t-il ?
Jean-Robert Bauchet :
Selon un décompte réalisé vendredi, 1 254 remarques avaient été notifiées sur les registres. Au vu de l'affluence de ce dernier jour dans les dix lieux de l'enquête publique, nous pensons que nous aurons 1 500 remarques à l'arrivée. À cela s'ajoutent les courriers : il y en a eu beaucoup, 350 à 400 qui m'ont été adressés directement. On aurait pu s'attendre à plus de remarques sur les registres, sachant qu'il y en avait eu 3 000 en 2000. Il convient toutefois de souligner qu'énormément de personnes sont venues demander des informations, souvent des renseignements de proximité sur le zonage de leur parcelle, mais elles n'ont pas porté de remarques. Il y en a sans doute eu un bon millier. Au final, nous aurons donc plus de 3 000 personnes qui se seront mobilisées, on est donc dans le même étiage que pour le POS.

- La participation a-t-elle été plus forte dans certains arrondissements, ce qui traduirait des problèmes particuliers ?
J.-R. B. :
Deux arrondissements ressortent un petit peu, le 7e et le 12e où l'on note, qui plus est, une intervention forte des élus dans le débat. Cela tient évidemment aux caractéristiques de ces secteurs.

- Quelle est la suite du calendrier ? Vous tiendrez l'objectif de fin janvier pour votre rapport ?J.-R. B. : Dans les prochains jours, avec les fêtes, il va être un peu difficile de travailler avec les services de la communauté urbaine, qui se sont énormément mobilisés pendant l'enquête publique et je les remercie. Nous avons donc décidé d'allonger le délai de quelques jours, avec un rapport pour la première semaine de février.

 
Frédéric Guilledoux

vendredi 7 décembre 2012

INFORMATION COUPURE ELECTRIQUE

 La rupture d'alimentation du quartier a eu lieu hier, mercredi 5 décembre à 18 heures. Sans doute lié à une surcharge du réseau en fin d'après midi car le mistral s'est renforçé et la température a brutalement chuté. C'est une heure de pointe et branchement de nombreux appareils ménagers et chauffage quand les gens rentrent chez eux.
 Cet évènement assez fréquent dans plusieurs quartiers du secteur, montre la fragilité du réseau très ancien , déjà saturé  donc peu sécurisé . Il pourrait s'agir aussi d'une autre cause de panne - à vérifier auprès d'EDF, ainsi que la durée prévisible de réparation -
 

Grace à la réactivité d'EDF , un groupe électrogène a été installé  à la  MADRAGUE DE MONTREDON devant l'entrée de l'usine dans la nuit de mercredi à jeudi et le village a été ré alimenté, le temps de faire la réparation. "