
Depuis près d'une semaine le quartier de la Madrague de Montredon vit dans l'enfer d'une pollution pestilentielle et toxique, surtout caractérisée la nuit. Des cas de plus en plus nombreux de diarrhées, de nausées, maux de tête et d'irritation des voies respiratoires sont signalés par les habitants. Les symptômes et l'odeur perçue peuvent correspondre à de l'H2S, gaz notoirement toxique.
Le périmètre géographique concerné est situé aux abords d'une installation industrielle classée ICPE qui fait l'objet d'un arrêté préfectoral récent de fermeture la nuit, non respecté. Par ailleurs, le début de la pollution coïncide aussi avec une rupture détectée du collecteur principal des eaux usées à une centaine de mètres en aval du quartier. La réparation de ce collecteur, maintenu par la Seram, filiale du groupe Suez/Veolia, sur financement de la Communauté urbaine de Marseille, n'a toujours pas été entreprise.
Les habitants, les associations du quartier (collectif) et leur CIQ demandent avec insistance, mais en vain jusqu'ici, qu'une information soit faite sur la nature de cette pollution et notamment de son degré de toxicité. Dès maintenant nous mettons en demeure les autorités compétentes de prendre les mesures nécessaires pour faire cesser ces nuisances, faute de quoi nous déposerons une plainte auprès du procureur pour mise en danger de la vie d'autrui.
A Marseille, deuxième ville de France et dans une zone située au coeur du futur Parc National des Calanques, le principe de précaution est appliqué et les mesures pour éteindre les sources potentielles de dangers sanitaires sont appliquées.
Oui, mais quand?







